Mille & 1 tunisie : Côté mer Nautisme et Pêche Amal Yacoubi : «Fière que le chantier naval Espadon soit le seul fabriquant tunisien homologué CE»




Amal Yacoubi : «Fière que le chantier naval Espadon soit le seul fabriquant tunisien homologué CE»

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En double page du magazine nautique «Semi-rigide Magazine» ou en plusieurs vidéos dans des sites spécialisés comme «Pneuboat.com» et «yacht-club.fr», l’Espadon 900 a été la star de cet été 2011. L’actualité? Un semi rigide qui sort d’un chantier naval qui porte le même nom. Créé en 1996 et basé dans le Cap Bon, ce chantier est devenu un des acteurs majeurs dans la conception de petits, moyens et grands semi-rigides. Son dernier né est un bateau de 9 mètres taillé pour la mer et dédié à la pêche. Entretien pour en savoir plus.

Mille et une Tunisie : Comment est né ce chantier naval ?

Amal Yacoubi: En 1996, le Chantier «Espadon» a commencé son activité dans le commerce maritime. Il était initialement spécialisé dans la construction navale des petites embarcations destinées aux amateurs de pêche. Depuis, nos embarcations ont conquis les mers et les clients qui reconnaissent et apprécient la qualité de notre travail.

Aujourd’hui, plusieurs centaines d’embarcations entre 4 et 9 mètres naviguent sur les mers et l’aventure continue.

Mille et une Tunisie : Comment arrive-t-on dans ce secteur ?

Par passion.

Mille et une Tunisie : De combien de modèles se compose la collection « Espadon Concept » ?

De 21 modèles qui vont de la simple annexe au modèle plaisance de 5m, en passant par le bateau professionnel 850 destiné à la plongée et aux activités nautiques diverses jusqu’au « Day Cruiser » de luxe de 9m90 avec cabine.

Mille et une Tunisie : En termes de sécurité ?

Tous nos produits sont homologués en Europe et certifiés CE - insubmersibles par les organismes de Certification et d’homologation Européennes - homologués également en Tunisie par la marine marchande tunisienne. Nous ne sommes pas peu fiers d’être le seul fabriquant tunisien, voir même africain ayant obtenu les homologations européennes CE pour ses prototypes.

Mille et une Tunisie : Quels sont les caractéristiques de vos bateaux ?

Une capacité de charge exceptionnelle, une stabilité rassurante, pratique en toutes circonstances avec des prix relativement abordables. De quoi satisfaire toutes les exigences techniques, sécuritaires, pratiques…

Mille et une Tunisie : Vos bateaux sont-ils disponibles sur le marché local ?

Bien sur. Notre activité est partiellement destinée à l’export mais le marché local reste encore et toujours notre priorité. Il suffit de visiter une marina, un port ou un site de pêche tunisien pour s’en rendre compte.

Mille et une Tunisie : Quels sont les délais de livraison. Combien coûte le dernier semi-rigide que vous avez lancé ? Combien de temps nécessite t-il à la production?

Les délais de livraison varient selon les modèles. Il faut compter entre 14 jours et 2 mois pour certains modèles.

Concernant le prix du dernier « Espadon 900 » et parce qu’il s’agit d’un bateau personnalisé avec une multitude d’options, son prix est sujet à variations. Par contre, au niveau des délais, il faut compter un mois.

Mille et une Tunisie : Pour en revenir au secteur de manière plus générale combien de chantiers navals y a-t-il en Tunisie?

Il reste actuellement entre 4 et 5 chantiers 100% tunisiens. Il y a environ une dizaine de chantiers étrangers.

Mille et une Tunisie : Le marché a t-il un avenir en Tunisie ?

Un avenir oui, du moins nous l’espérons. Nos plaisanciers ou amateurs de pêche tunisiens ne sont plus obligés d’acheter un produit étranger à travers un concessionnaire. C’est compliqué, ça prend du temps et cela revient assez cher. Grâce au chantier naval « Espadon », les amateurs ont le choix et l’avantage de voir et d’essayer les modèles avec toutes les garanties de qualité qu’ils exigent.

Mille et une Tunisie : La plaisance est un créneau qui a de l’avenir en Méditerranée. En Tunisie et malgré les opportunités, ce secteur a été marginalisé. Pourquoi et comment peut-on y remédier ?

La plaisance marginalisée ? Nous ne le pensons pas puisque des constructeurs navals étrangers se sont implantés et ont investi en Tunisie.

Par contre, il faut remédier aux lacunes administratives et aux taxations trop élevées. 60% de taxe pénalise les Tunisiens et crée des saturations à l’export où la concurrence est assez rude. Il s’agit aussi et surtout de règlementer le secteur.

Propos recueillis par Amel Djait

 

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