Mille & 1 tunisie : Accueil Rencontres Hanna el Banna de retour de l’Espirito Santo Trophy : «J’étais très fière de représenter la Tunisie»




Hanna el Banna de retour de l’Espirito Santo Trophy : «J’étais très fière de représenter la Tunisie»

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Hanna el Benna a 17 ans. Elle vient de participer avec Ghoziène Saki et Fériel Chahed à l’Espirito Santo Trophy, le championnat du monde amateurs filles par équipes qui s’est tenu du 23 septembre au 1er octobre à Antalya (Turquie). Mille et une Tunisie a tenu a capté les premières impressions de cette jeune femme pleine de ressources formée à Djerba au Centre de promotion du golf.

Mille et une Tunisie: Comment s’est passé votre participation à l’Espirito Santo Trophy à Antalya?

Hanna el Bennna : C’était la 1ère fois que je participais à une compétition internationale.  J’étais très fière de représenter la Tunisie et aussi  tous mes amis de notre école de golf. D’ailleurs tout le monde m’a félicitée et encouragée avant mon départ. J’ai reçu plein de messages sur facebook.
C’était formidable de voir d’autres équipes, d’autres joueuses du monde entier.

Je n’ai pas très bien joué car le niveau de jeu était très élevé et beaucoup de joueuses ont un niveau professionnel. Le parcours était difficile avec les départs « back tee » (reculés), ce qui ajoutait aux distances de jeu habituelles.Le 1er jour j’étais avec de très bonnes joueuses ce qui m’a terriblement stressée, les jours suivants avec de moins bonnes joueuses ce qui m’a « cassé » mon jeu.  En fait je n’ai pas réussi à bien gérer mes parcours. Mais c’était la 1ère fois, donc c’est une très riche expérience.
C’était bien aussi de partager avec Feriel (Association Carthage Soukra) et   Ghorzlène (Association Hammamet) cette aventure car cela m’a appris ce qu’est une équipe sportive qui représente son pays.

Pourquoi le golf et d’où vous vient cette passion ?
Le golf c’est ma rencontre avec l’Association Sportive de Golf de Djerba et le centre de promotion en 2006. Depuis je suis tous les week-ends au Djerba golf Club avec mes amis.

J’aime le golf pour son environnement, parce que c’est un sport difficile qui m’oblige toujours à faire des efforts et à persévérer, parce qu’il m’a permis d’avoir un cercle d’amis qui partagent la même passion, parce qu’il m’a ouvert d’autres horizons en m’offrant l’opportunité de me déplacer dans le pays vers d’autres golfs et d’autres jeunes.

De quoi avez-vous besoin pour aller plus loin et plus haut?
De l’entraînement, beaucoup d’entrainement pour améliorer mon niveau de jeu. Je dois acquérir aussi une meilleure condition physique notamment de l’endurance car le golf est un sport qui demande un effort soutenu (les parcours se déroulent en général sur un minimum de 3 heures). Je dois gagner aussi en mental et apprendre à gérer les situations de stress.

Pourquoi le golf n’émerge-il pas en Tunisie ?

Je pense que c’est parce qu’il est perçu comme un « sport de riches » (c’est un vrai, n’est-ce pas ?) mais aussi parce qu’il traîne une image de loisirs plus que de sport et de surcroît pour « vieux ».

En quelques mots qui êtes-vous ?
J’aurai 18 ans en décembre prochain. Je suis une jeune djerbienne du village de Cedouikech. Je suis en dernière année d’enseignement secondaire et vais donc passer mon bac cette année. Je suis la plus jeune d’une famille de quatre enfants. Plus tard j’espère pratiquer un métier en relation avec le golf pour travailler dans cet environnement que j’aime et continuer à pratiquer ce sport.

Propos recueillis par Amel Djait

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