Mille & 1 tunisie : Accueil Rencontres Belinda Grootveld de Dar Safran à Djerba : «Le marché des hébergements alternatifs a besoin d’être régulé»




Belinda Grootveld de Dar Safran à Djerba : «Le marché des hébergements alternatifs a besoin d’être régulé»

Envoyer Imprimer PDF


Belinda gère un splendide houch djerbien réaménagé en maison d’hôtes, le «Dar Safran»,  qui fait le bonheur de nombreux amateurs d’un tourisme de proximité. Le «Dar Safran» se hisse au top des maisons d’hôtes de l’île des Lotophages.

Elle revient en détails sur les atouts de son bien mais aussi sur le fait que la destination Tunisie est malheureusement encore et toujours bradée.

Mille et une Tunisie: Dar Safran est une maison d’hôtes fortement plébiscitée par Trip Advisor. Quels sont ses atouts ?

Belinda Grootveld : Ce qui distingue «Dar Safran» des autres B&B et hôtels de charme est le fait que nos clients profitent d’une vie privée totale tout en bénéficiant d’attentions permanentes et particulières. Après avoir reçu le client à l'aéroport, nous le laissons seul maître du besoin d'assistance dont il a besoin. La plupart de la clientèle de «Dar Safran» préfère des vacances en toute intimité et tranquillité. Ceci dit, nous offrons aussi pour ceux qui le souhaitent des services supplémentaires et à la carte comme ceux d’un cuisinier, la garde d'enfants, des massages, un instructeur de yoga... «Dar Safran»  reçoit beaucoup de familles avec de jeunes enfants qui ne veulent pas rester dans un grand hôtel. Ils adoptent nos « menzels »  comme point de chute et font des balades pour explorer l'île ou aller à la plage.

«Dar Safran» est classé 4ème maison d’hôtes à Djerba mais encore aujourd’hui ces hébergements ne sont soumis à aucun contrôle. Comment se régule le marché selon vous ?
Sauf que «Dar Safran» est classé 2ème sur TripAdvisor... Ceci dit, vous avez raison, le marché a besoin d'être réglementé et contrôlé. Un classement selon des normes de niveau et de qualité doit être mis en place le plus rapidement possible. Le ministère qui est censé réguler cette activité est lent. Pour le moment, ces classements manquent d'objectivité.

Comment fixez-vous vos tarifs, quels sont vos outils de vente et de promotion ?
Mes prix n'ont pas changé depuis l’ouverture de «Dar Safran»  il y a quelques années. Ils sont tout à fait raisonnables et en rapport  avec le niveau de confort de la maison et son taux d'occupation. Alors que la Tunisie n'est pas encore remise des conséquences de la Révolution et de la mauvaise presse dont elle pâtit, il est difficile d’augmenter les tarifs bien qu’il soit tout à fait possible d’exiger des prix plus élevés surtout en Europe et en Amérique du Nord.

Vous êtes membre de l’Association «Dhiafa». Où en sont les activités de cette association qui regroupe les hébergements alternatifs de Tunisie entre hôtels de charme, campements, gîtes ruraux et maisons d’hôtes ?
J'ai rejoint l’Association «Dhiafa» en pensant qu’en formant une association nous pourrions coopérer et faire plus et mieux au niveau national et international. J'ai mis à contribution mon expertise en tant que photographe et au niveau de la gestion des projets. C’est moi qui suis derrière le logo de l’Association et de son guide officiel ainsi que le matériel pour les Salons de Paris, Bruxelles et Francfort. Je dois reconnaitre que la chimie du groupe n'est pas très bonne et productive. J'ai démissionné pour le moment.

Propos recueillis par Amel Djait

Pour en savoir plus à propos de «Dar Safran» : www.safran-djerba.com



Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir