Mille & 1 tunisie : Accueil Magazine NINA ATTAL & SANDRA NKAKE à Jazz à Carthage by Ooredoo




NINA ATTAL & SANDRA NKAKE à Jazz à Carthage by Ooredoo

Envoyer Imprimer PDF
  • Précédent
  • 1 of 2
  • Suivant


Samedi 5 avril, Carthage vibrait aux sons des concerts de NINA ATTAL & SANDRA NKAKE.

Nina Attal

La fraîcheur de ses 21 printemps, de sa jupe courte pastel sur une plastique de tanagra, un vrai bonheur. Son annexion innée, si je peux me permettre cette antinomie hardie, des plans des vieux briscards du R&B a de quoi confondre. Sa voix ultra puissante, dotée d’aigus surnaturels, lui permet de maîtriser l’idiome de cette musique qu’elle vit intensément. Elle a tout d’une grande.

Elle, si frêle, renverse tout sur son passage. Mais s’étonne-t-on encore que Céline Bonacina joue du sax baryton, un biniou plus gros qu’elle ? Le répertoire est du genre « viande saignante » et il est propulsé par un combo de feu ( trompette, sax, guitare, orgue, basse, batterie, là encore les noms étaient absents du classieux booklet ).

Je la revois encore à genoux, le micro planté dans le pavillon du saxophoniste, pardon dans le pavillon du sax du ….

Le public en folie lui fit un triomphe. Au feu !

Sandra Nkaké

Deux bulldozers  de la Great Black Music le même soir, j’étais perplexe. Mais le public Tunisien est tellement « ouvert » et éduqué que je me faisais du souci pour rien.

Sandra est une vraie battante et les mots Riot et Freedom sont en bonne place dans ses textes. Les mélodies ne vous lâchent plus et les riffs des arrangements font merveille par la magie du flutiste ( « traversier » ) Ji Dru.

Presque tous les morceaux sont des pièces d’anthologie, Same Reality, Show me the Way, Like a Buffalo, Mankind, No more Trouble ………..

La voix de cette Camerounaise d’origine est grave, sombre, d’une couleur très chaude et cuivrée. Elle en a une maîtrise quasi démoniaque.

Elle a aussi une grande qualité professionnelle de la scène, qui procède plus du dialogue amoureux avec son public que du showbiz ‘ricain.

Mais surtout, elle avait l’air tellement heureuse. En guise de bis, elle s’amusa vraiment à nous amuser. Une intro me fit penser qu’elle allait chanter God Bless the Child dans sa propre version, que je trouve extraordinaire et qui est tout sauf un clonage de l’original de Billie Holiday ( ruez-vous sur You Tube ! ), mais las ….. oualou.

Anecdotique, j’étais mort de rire quand elle a entamé avec Ji Dru un petite chorégraphie parodique , genre gymnastique, certainement très pointue à exécuter. Ji Dru qui me fait penser à un Elvis Costello qui aurait pris des cours avec Maurice Béjart et Michael Jackson réunis ! Un grand humoriste du geste. Madame, je suis privilégié de vous avoir rencontrée.

Michel Delorme Culture Jazz

( 0 Votes )

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir