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ABDERRAOUF OUERTANI et ALEX HEPBURN à Jazz à Carthage

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Vendredi 4 avril c’était au tour d’ABDERRAOUF OUERTANI  et ALEX HEPBURN d’enflammer la scène de Jazz à Carthage

Abderraouf Ouertani Quartet

Abderraouf, Oud / Daum Jung, piano / Benoît Meynier, Sax / Yousef Zayed, percussions

Un Tunisien, une Sud Coréenne, un Français, un Palestinien. Peace on Earth, comme disait le Grand John Coltrane !

Le Monde sans toi est une belle mélodie nostalgique, elle mit en valeur le toucher sensible du leader. Suivit une pièce maîtresse La Médina perdue, Tunis. Même tempo, jusqu’à la révolte de la musique en milieu de parcours. En ce qui me concerne, j’aurais placé ce titre en ouverture du concert. Mais le sémillant Abderraouf sait ce qu’il a à faire !

Puis survint un moment fort et émouvant, Abderraouf, mon père et la mer joué en duo avec la pianiste. Magnifique empathie sur des accords mineurs de toute beauté, parfois décalés, avec un découpage rythmique surprenant d’audace.

C’est sur un titre emblématique, De Versaiiles à Gaza, que se termina, trop vite à mon goût, ce captivant concert.

Set totalement instrumental où les protagonistes se distinguèrent, Daum avec son toucher délicat mais souvent ferme, Benoît avec un soprano volubile qui ne doit rien à Coltrane ( Il joua le dernier morceau au ténor ). Soprano dont la sonorité convient bien à la musique orientale. Yousef, totalement époustouflant de maestria dans la diversité, avec un passage à mains nues tout à fait cousu…main. Moi qui vénère Zakir Hussain, Ramon Lopez et Trilok Gurtu, j’ai pris une grande claque.

ALEX HEPBURN

Soul music, c’est la spécialité de cette panthère Ecossaise. À l’instar de sa consoeur Galloise Bonnie Tyler, elle est dotée de robustes poumons qui en font une interprète volcanique, digne parfois de l’immense Janis Joplin. Visage angélique, en complète antinomie avec sa voix rauque, elle a la cuisse pulpeuse des faubourgs.

Mais ses performances sont hors pair. Le flamboyant Under la propulse sur le devant de la scène et des succès comme Miss Misery et un Pain is Joplinesque confirment. Ce soir du 4 avril, elle eût des problèmes se sonorisation et s’en montra fort mari, pour rester gentleman. En ayant pris son parti, elle enchaîna son récital avec un certain manque d’âme et de conviction, un comble pour une femme aussi explosive. Nous avons noté une très belle version du Woman de Neneh Cherry, la fille adoptive du révolutionnaire trompinettiste Don Cherry.

Michel Delorme  Culture Jazz

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